Dans le jargon cycliste, l'affrontement entre deux cyclistes se traduit par l'expression "Une belle partie de manivelles." Si je mentionne ce détail, ce n'est pas un hasard. Une info passé totalement inaperçue a attiré l'attention de Clément et moi-même. En 2014, Alejandro Valverde a décidé de réduire la longueur de ses manivelles. Choix qui peut paraître anodin pour les non-initiés, mais qui peut avoir un réel impact sur la performance d'un coureur. En positif comme en négatif par ailleurs.
Ce qu'il faut souligner, c'est la recherche d'une amélioration combinant les facteurs techniques (le vélo), et physiologiques-anatomiques (le coureur). Voici plus précisément l'opération effectuée dans le cas de Valverde :
En même temps que son changement de bicyclette (passant de Pinarello à Canyon), le murcien a donc changé de longueur de manivelles. Autrefois d'une longueur de 172.5mm, elles sont aujourd'hui d'une longueur de 170mm. Mais qu'elle est l'utilité d'un tel changement ? Sur son vélo classique comme sur son vélo de contre-la-montre, ce changement a eu pour effet d'augmenter la cadence de pédalage d'El Imbatido. Ce changement a surtout impacté sa production glycogénique, très importante sur des montées telles que le Mur de Huy. Le ratio production de watts / durée de la production s'est amélioré en sa faveur, et ses victoires sont clairement là pour le démontrer.
Curieux d'en savoir plus, j'ai envoyé un petit tweet à Fréderic Grappe qui bien voulu répondre :
C'est toujours la somme des tout petits plus qui au final, fait un gros plus. Le plus difficile étant de trouver les petits plus !

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