Venga Valverde

Le blog des supporters d'Alejandro Valverde


Valverde dans minuto116, dernière partie.

Publié par Clément sur 5 Janvier 2014, 15:32pm

Est-ce une obsession pour toi de gagner un Tour ou un Mondial où tu as déjà fait 2e, 3e et 4e ?

- Oui, j’aimerais gagner l’or bien sûr. Le premier qui voulait gagner l’or cette année c’était moi, mais comme tout le monde sait, c’est difficile, tous les meilleurs coureurs du monde sont là.

Comment vois-tu l’avenir du cyclisme espagnol ? Tu as toujours été habitué à courir avec des coureurs de premier plan mais on a l’impression qu’il y a maintenant un vide, où Movistar apparaît comme une exception. L’avenir se trouve-t-il en dehors de nos frontières ?

- C’est clair que le fait que des équipes comme Euskatel (ou avant Orbea, Andalucia ou Contemporis) disparaissent est triste. C’est lié non au cyclisme mais à la situation économique en général en Espagne. Si l’économie allait bien, c’est sûr qu’il y aurait plus d’équipes, ou du moins que les équipes qui ont disparu auraient continué à exister. Mais l’économie n’est pas au mieux et des coupes sont faites dans tous les sens.

Crois-tu que cela puisse provoquer un vide générationnel quand la génération actuelle, très talentueuse, se retirera ?

- J’espère que non. Moi pour ma part je vais continuer à essayer d’aider. De fait, j’aide déjà des minimes, des cadets, et pourquoi pas, j’espère plus tard des juniors. Alberto (Contador) aide lui aussi des juniors. Je crois qu’aider les jeunes est super important, comme quand j’ai commencé.

En pensant à l’année qui vient, comment vois-tu la coexistence avec Quintana sur un Grand Tour ?

- Il n’y aura aucun problème avec lui. J’ai déjà dis que si un jour Nairo est meilleur que moi, je n’hésiterai pas à travailler pour lui. De fait cette année [sur le Tour] quand j’ai perdu mes chances au général et qu’il a eu l’opportunité de faire un podium, j’aurais pu me battre comme l’a fait Rui (Costa) pour gagner une étape, en perdant encore plus de temps au général, mais je me suis centré sur l’objectif d’aider au maximum Nairo. A propos de la saison prochaine, on se partagera les objectifs bien sûr, mais ensuite, peut-être que nous serons tous les deux sur le Tour.

Qu’est-ce qu’il te fait le plus peur : la 1ere semaine d’un Grand Tour, ou les 100 premiers km d’une classique ?

- (Il soupire) La première semaine d’un Grand Tour. Surtout du Tour : c’est une course très difficile, très nerveuse, et elle fait peur.

Qui serait ton cycliste idéal ?

- En chrono, je n’aurais aucun doute : Tony Martin ou Cancellara. Et bien sûr, Miguel Indurain. De lui je garderais tout, car il était super intelligent, creusait des écarts en chrono, et grimpait comme le meilleur. Je le définirais comme « Miguel », tout simplement. C’était mon idole et il continue de l’être. Et même s’il était plus « petit » je citerais aussi « Perico » (Pedro Delgado) : j’aimais beaucoup sa manière de courir. C’était un crack : malin, intelligent…Miguel calculait tout un peu plus, mais « Perico » était lui aussi incroyable.

Pourrais-tu faire un classement de tes courses préférées ?

- D’abord le Tour. Le Mondial en deuxième. Et ensuite, même si je sais qu’elle ne me va pas bien, j’aimerais courir Paris/Roubaix et être sur le podium. D’ailleurs cette année je vais la disputer (il rit en cherchant du regard son attachée de presse qui semble dire non de la tête) !

Avec quel coéquipier t’es-tu senti le mieux ?

- Je ne saurais pas le dire. En général j’ai eu beaucoup de chance, ils ont tous été très bien, à leur façon. Je passe beaucoup de temps avec Imanol (Erviti) et j’aime toujours qu’il soit là où je suis. Mais en fait je m’entends bien avec tous ! Pablo (Lastras) et Ivan (Gutierrez) sont deux coureurs vétérans qui sont toujours là. Ils ne déçoivent pas. Même dans les jours où ils sont en moins bonne forme que d’autres coéquipiers, ils t’apportent plus parce qu’ils ont de l’expérience.

Pour quel rival et quand t’es-tu dit « celui là, même en moto je ne le battrais pas » ?

- Il y a tant de jours où je me suis dit ça (rires)… ! Je ne m’en rappelle pas d’un en particulier, il y en a tellement ! Par exemple Froome sur le dernier Tour. Je savais qu’il était imbattable depuis le premier jour, jusqu’au dernier. Et l’année d’avant Wiggins, idem. Il y en a beaucoup, beaucoup !

Quelle serait ta « minute 116 » [c’est le nom du magazine] ?

- Tour 2005. Courchevel. 10e étape. Sans aucun doute (sourire).

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C
Pour le Tour Amador n'en sera pas (et c'est dommage !), il fera le Giro où Quintana sera bien épaulé je dois dire (Castroviejo, Gadret, Amador, Anton, il y a pire...). Pour épauler Valverde sur le Tour, si l'on se fie aux infos glanées depuis qq semaines, on devrait retrouver Capecchi, José Herrada, Intxausti, Dowsett ; très probablement Guti, Erviti, et Rojas, et un dernier qui pourrait être Lastras ou Szmyd.
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R
Un Ion Izagirre serait pas mal aussi.
B
Après, à quoi bon emmener une dream team de montagne pour un Valverde qui n'aura pas le statut de candidat à la plus haute marche ! Aux autres de faire le boulot ! Alors que sur le Giro, Quintana en aura besoin... <br /> <br /> <br /> Je me satisfait grandement des capitaines de routes + Intxausti qui feront très bien l'affaire !
C
Oui d'accord avec vous. Unzue veut tout faire pour que Quintana gagne le Giro, c'est clair. <br /> Mais c'est la réalité qu'il va falloir de plus en plus accepter ; cette année sera la dernière où Valverde bénéficiera du statut de leader unique sur le Tour. L'an prochain, il est probable qu'il fasse le Giro, une décision qu'appuyera Unzue, comme il le fait en ce moment pour Quintana (qui personnellement dit encore hésiter entre Giro et Tour, y compris dans des articles publiés en ce début d'année). Et la dream team en 2015 sera alors sur le Tour pour faire gagner Quintana.
B
D'accord: Quintana sera mieux épaulé que Valverde. Intxausti devrait être bien. Il n'a pas deux grands tours dans les jambes
B
L'équipe Movistar qui s'alignera sur le prochain Giro sera pour moi la meilleure après il faudra voir les autres équipes
J
La vraie surprise est ce qu'il dit de Paris-Roubaix! Cela me semble être plus un rêve qu'une boutade, mais c'est un rêve qui dit deux choses : d'abord que les courses qui le fascinent continuent d'être celles qui appartiennent à l'Histoire du cyclisme, ensuite qu'a priori les pavés ne lui font pas peur, même s'il n'est pas un spécialiste...(on pense à Hinault qui ne voulait même pas entendre parler de Paris-Roubaix : on l'a convaincu d'y aller une fois...il a gagné...sans changer d'avis d'ailleurs sur la course!)<br /> <br /> Reste à savoir si ce rêve aura une suite ...un jour!<br /> <br /> Ce qu'Alejandro dit par ailleurs de ses équipiers favoris permet de dessiner (simple pronostic) les contours de l'équipe Movistar pour le Tour : je vois Amador (précieux pour les pavés), Intxausti, Herrada, peut-être Szmyd, et au moins deux des vieux briscards que sont Gutierrez, Erviti, Lastras et Rojas...<br /> <br /> Au Giro, autour de Quintana, on devrait retrouver Anton, Castroviejo, Gadret plus les italiens de l'équipe et sans doute Dowsett...
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G
J'ose espérer qu'Alejandro plaisante lorsqu'il évoque son envie de s'aligner dans Paris Roubaix.<br /> Tout, mais pas çà !
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G
J'espère qu'il l'a fera un jour. c'est pour moi la plus belle course du monde tout sport confondu. L'essence même du cyclisme, beaucoup dsent qu'il faut avoir terminer Paris-Roubaix pour être un vrai coureur et c'est ce que je crois. Il y en marre de l'archétype Armstrong/Froome qui ne courrent réellement que 3 semaines en juillet. c'est aussi pour ça que j'aime Valverde, il respecte le cyclisme en s'alignant sur les grandes classiques et y jouant la gagne à chaque fois de mars à octobre.<br /> <br /> Pour la préparation du Tour attention les pavés du Nord qui seront présents dans le Tour n'ont rien à voir avec ceux qu'il rencontrera en Belgique au E3. Les monts sont des passages très courts passés en force avec des pavés plutôt en bon état alors que sur Roubaix l'effort n'est pas du tout le même et la technique est totalement différente notamment dans la position et le pilotage.

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