Bien des scénarii nous ont traversé l'esprit mais celui qui a finalement eu lieu laisse un goût bien amer dans la bouche... Valverde a joué à l'avant, fait du yoyo, laché, il s'est battu, puis a dépassé Quintana sensé être son leader dans la haute, très montagne. Il s'est fait la peau, battu comme un beau diable mais a finalement dû rendre les armes. C'était sans doute l'étape la plus difficile de cette Vuelta et malgré le débours à l'arrivée, on ne peut pas lui en vouloir.
Il finit l'étape 12e à plus de 3 minutes d'un Landa échappé matinal. L'information du jour, c'est que le leader de la Movistar... C'est lui ! Quintana accuse le coup, beaucoup plus encore. Il n'est pas allé à terre mais aurait été malade depuis quelques jours.
Le bilan n'est pas si dramatique que cela. Sixième à moins de 2 minutes d'Aru et à 1 minute 22 du podium. Plus les jours passeront et plus la forme va revenir. De plus, le chrono l'avantagera face à Chaves, Aru et même Rodriguez. L'espoir est là !
Nous savions que cela allait être une journée infernale. Nous avons fait un travail décent et je suis content de cela. Nous avons perdu du temps sur Aru qui semblait être fort dès le début, et aussi sur Purito mais comme nous l'avions dit hier : Nous ne sommes pas mauvais physiquement mais payons nos efforts du Tour de France. Nous ne sommes tout simplement pas au même niveau que sur le Tour. Tout le monde a lutté aujourd'hui. Froome a perdu beaucoup de temps, mais c'était vraiment une étape où les choses pouvaient mal tourner au moindre problème, comme sa chute. Nous sommes toujours présents dans cette Vuelta et il reste encore beaucoup d'étapes à venir : nous pouvons encore perdre plus de temps comme en récupérer. Mais nous ne baisserons pas les armes.

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