Alejandro monte graduellement non seulement en forme mais aussi en intensité dans ses courses de début de saison. Le Challenge de Majorque, et le duo Tour de Murcie-Clasica de Almeria, constituaient une reprise assez soft, où il a très bien marché (en 5 courses : un podium + un top 5 + un top 10, et une attitude proactive avec plusieurs attaques). Le Tour d'Andalousie, ou Ruta del Sol, à partir de demain mercredi, l'emmènera pour la 1ere fois de la saison sur une véritable course par étapes, avec une concurrence suffisamment relevée pour qu'il ne soit pas considéré comme (seul) grand favori (lui qui a déjà remporté 3 fois l'épreuve), et un parcours complet (étapes pour sprinter - la 1ere -, pour coureurs tout-terrains - la 2e et la 3e -, pour rouleurs - la 4e - et pour grimpeurs - la 5e). Les choses deviendront vraiment sérieuses ensuite avec les Strade Bianche début mars, puis Tirreno-Adriatico dans la foulée, avant Milan San Remo.
Le Ruta del Sol constitue donc ce stade intermédiaire de son début de saison, qui tirera sa forme vers le haut grâce à la concurrence en particulier de Van Garderen et Poels. L'absence de bonifications ne lui est pas favorable, mais c'est surtout la présence du chrono de 22 km l'avant-dernier jour (samedi) qui rend sa tâche compliquée, car le tracé ne semble pas par ailleurs assez exigeant pour permettre de combler les écarts créés lors du chrono. En réalité, tout devrait se jouer samedi et dimanche (voir profils), à moins que le vent ou les chutes ne s'en mêlent auparavant.
Le profil type du vainqueur est un bon rouleur capable de grimper, car l'étape de dimanche, bien qu'elle soit difficile, ne présente pas une ascension finale redoutable. Van Garderen et Poels rentrent parfaitement dans ce cadre. Attention aussi à Majka dont il faut toujours se méfier. Des coureurs comme Kreuziger, Sergio Henao, Mollema, Kelderman, Frank, ou encore Kruijswijk pourraient également se mêler à la lutte pour le podium.
Priorité pour Alejandro : sortir de cette Ruta del Sol en bonne forme, en ayant continué le processus de montée en puissance progressive, et en ayant évité les éventuelles chutes (l'an passé une grosse chute s'était produite lors de la 1ere étape) et virus (forte pluie prévue pour dimanche).
Une ambition, en adoptant un point de vue un poil plus positif : qu'Alejandro remporte la dernière étape, dimanche, qui est dans ses cordes. Lors de la Vuelta 2013, grâce à la combinaison de ses qualités de sprinter et de grimpeur, il avait pris quelques secondes à Horner et Nibali sur cette même ascension...


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