Non, il n'a pas gagné. Et pourtant, la montée réalisée par Alejandro Valverde est un exemple à suivre. Conscient de ses moyens, l'Espagnol a parfaitement jaugé son effort, du premier au dernier mètre.
D'abord, un placement en retrait sur les premières encablures, dans le sillage de Yates. La première accélération du groupe apparaît, et voilà Valverde aux avants-postes.
La bagarre se lance avec un Chaves bien trop ambitieux. D'autres changements de cadence se feront et pourtant, Valverde n'a pas bougé. Il a tenu le rythme. Le sien. Il a travaillé pour Quintana sans pour autant se tuer à la tâche. Une gestion de l'effort qui rappelle celle de La Zubia, c'était déjà sur La Vuelta et il s'iimposait alors.
Le duo attendu Froome-Quintana s'envole. Valverde est accompagné de Konig, Scarponi, Yates et Contador. Le coureur de la Sky se détache. Pas de quoi inquiéter la Bala qui réalise un finish devenu classique. Il reste un peu moins de 250 mètres. Valverde est 25 mètres derrière Konig et une petite dizaine de seconde derrière le duo de tête. Il finira à 6 secondes des deux leaders, troisième en ayant balayé Konig sur son passage.
Le résumé de cette ascension parait obligatoire tant elle a été maîtrisée. Valverde a fait ce qu'il fallait, au moment où il le fallait. Valverde ne brille pas plus que les autres. Il triomphe par sa régularité et l'excellence qui le caractérise devient une habitude dont nous pouvons savourer chaque seconde. Rendez-vous dès demain pour une étape d'un autre genre. Une bosse difficile dans un circuit qui, dans son profil, fait penser à celui de Rio.
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