J+1. Valverde, qui sera reçu au siège de Telefonica vers 15h cet après-midi après avoir atterri à Madrid à 13h30, fait ce matin la Une d'un grand nombre de journaux espagnols, qui célèbrent son sacre. On apprend notamment, dans les différents papiers, que la veille de la course, les grands champions aujourd'hui retraités que sont Museeuw, Bettini, Cipollini, réunis à Innsbruck, ont confié qu'ils espéraient tous son succès. On apprend aussi qu'après sa victoire, Valverde a été applaudi par plus d'une centaine de journalistes dans la salle de presse.
Dans toute cette euphorie, je n'avais pas encore publié les réactions de l'intéressé. C'est maintenant réparé avec une compilation de ses réactions recueillies par différents médias :
-(Juste après l'arrivée) Je suis sans voix, je n'arrive pas encore à y croire. C'est incroyable. Je me suis battu pendant tant d'années pour ça et enfin je réussis à l'obtenir. C'est la plus belle victoire de ma carrière. Ce dont j'ai rêvé pendant des années. C'est quelque chose que j'ai poursuivi et poursuivi. J'en étais arrivé à penser que jamais je ne pourrais être champion du monde. Il m'est déjà arrivé de pleurer plusieurs fois après une victoire mais celle-là, c'est la plus émouvante de toutes.
-Ça a été un sprint très long, où on m’a laissé toutes les responsabilités. J’ai contrôlé jusqu’à 350 mètres de la ligne. Puis je me suis dit : "Maintenant ! J’y vais et je n’attends rien de personne". Je regardais derrière moi et voyais qu’ils étaient proches mais qu’ils n’arrivaient pas à me dépasser. A partir de là…
-La sélection espagnole a été parfaite, elle a su être présente à chaque moment où elle devait l'être et j'ai su défendre mes chances au sprint. Ils m'ont apporté une sérénité énorme du début à la fin. C'était une aide très précieuse. On se parlait beaucoup.
-Je pense que le stage qu'on a fait tous ensemble a beaucoup servi. On a su créer une ambiance familiale qui a porté ses fruits lors de la course. Tous ont couru de façon très attentive dans les différentes phases de la course. Ensuite, mon travail était d'être présent au moment adéquat, de contrôler bien les distances aux moments décisifs, de lancer mon sprint et de gagner.
-Dès que j’ai passé la ligne, je me suis dit : “enfin !”. Et ensuite, j'ai pensé à tous ceux qui m'ont supporté depuis le début de ma "seconde" carrière. C’est énormément d’émotions. C’est la victoire qu’il me manquait. Bon… Il me manque aussi le Tour de France, mais je n’en étais peut-être pas capable. Une chose est sûre : je suis hyper heureux de gagner ici, c’est un sentiment formidable.
-Sagan m'avait dit que si ce n'était pas pour lui cette année, il serait heureux que je sois son successeur. Ca fait toujours plaisir. Sur le podium, il m’a dit qu’il était très heureux pour moi.
-[Ce Mondial] je n’en faisais pas une obsession. Je venais tous les ans en voulant simplement faire de mon mieux. Mais c'était compliqué, à chaque fois, parce que j'étais toujours surveillé en tant que l'un des favoris. Mais ici, tout était réuni pour que ça se passe bien : le temps, le circuit, le scénario de la course… C’était mon jour.
-Après ma lourde chute sur le Tour de France l’an passé, tout le reste est devenu du bonus. Finalement, j’ai réussi à revenir à un très bon niveau et c’est une fierté. Tout ce qui arrivera encore dans les mois à venir sera du bonus, il faudra en profiter. Je profiterai beaucoup lorsque je porterai pour la première fois le maillot en compétition, par exemple. Ce sera certainement sur le Tour de Lombardie. J’ai encore gagné beaucoup de courses cette année, je suis Champion du Monde… C’est un régal !

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