Et de...125 ! En remportant la Route d'Occitanie pour la deuxième année consécutive - chose inédite dans l'histoire de la course -, Alejandro fait grimper son nombre de victoires à 125 (en attendant une 126e si le déclassement de Cobo sur la 19e étape de la Vuelta 2009 se confirme). Il est par ailleurs le premier champion du monde à remporter l'épreuve.
Si Alejandro a plusieurs fois confié qu'il avait sentiment d'avoir déjà tout donné en France, il évoquait avant tout son rapport au Tour. En tant que supporter français, j'aime l'idée qu'il puisse garder une note positive de ses moments de compétition en France, garder en mémoire l'idée que la France lui réussit, aussi.
C'est sur cette Route d'Occitanie qu'Alejandro aura effectué sa reprise après une fin de 1re partie de saison difficile ; c'est ici qu'il aura renoué avec le succès, avec deux victoires d'un coup (étape + général) ce qui triple soudainement son nombre de succès cette année, comme par magie. Non pas que l'aspect quantitatif compte particulièrement - d'autant qu'à ce petit jeu, ce chiffre de trois victoires reste bien faible par rapport à ses autres années - mais le fait d'avoir "craqué" ce pénible plafond d'une seule victoire fait partie de la bonne dynamique que l'on attendait, que l'on espérait, et qui est désormais enclenchée. C'était l'objectif de cette semaine : il est parfaitement rempli.
Comme je l'écrivais récemment, ce mois de juin est paradoxalement peut-être plus important encore que son mois de juillet (là où d'habitude, juin n'est que le temps de la préparation à l'objectif de juillet). Contrairement à juillet où il sera, qu'on le veuille ou non, prisonnier des ambitions de Quintana et Landa (il dit même ce soir : "à aucun moment je ne serai leader : mon travail sera de les aider à 100% et de profiter du maillot arc-en-ciel"), et où le parcours lui offre peu d'opportunités de victoires d'étapes, il a toute latitude en juin pour s'exprimer, renouer avec la confiance, gagner à nouveau.
Cette Route d'Occitanie était le moment le plus important de son mois de juin, mais il en reste un que l'on suivra avec attention et qui lui tient très à coeur : le championnat d'Espagne le weekend prochain, chez lui, dans la région de Murcie. On ne sait pas encore s'il disputera le chrono, mais on l'attend surtout, quoi qu'il en soit, sur l'épreuve en ligne dimanche, sur un parcours très accidenté. Un succès permettrait de consolider cette confiance retrouvée. Il ne serait pas de trop avant un mois de juillet où il sera plus dans l'ombre, en attendant son Grand Tour préféré, la Vuelta, qui s'élance dans deux mois déjà.


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