(Je rentre du travail. Rodriguez est seul en tête, l'Espagne dans un fauteuil. Si Nibali fait la jonction, Purito fera comme prévu, et Alejandro alignera tout le monde au sprint)
Indignation, joie, peine, incompréhension, cauchemar. Voici grosso modo et dans un ordre des plus confus mes émotions et autres sentiments de ce final. Que s'est-il passé ? Commençons par l'évidence. Certes Costa a traîné derrière Valverde et Nibali, en chasse pour rattraper Purito. Mais en attendant, il y était. Quid de Sagan, Cancellara et autres Gilbert ? Rien. Félicitons donc le portugais.
Vient alors le moment difficile. Le temps des reproches. Qui aurait du faire quoi, quand, et comment ? Ré-écrire l'Histoire est impossible. S'imaginer des histoires est inutile. Mais il est dans la nature humaine de refaire le monde et d'essayer de mettre Paris en bouteille à grand coups de "Si".
A défaut d'analyser cette course, je tiens à rappeler aux yeux de tous que si Valverde n'a pas suivit Costa, c'est certainement mais pas une erreur tactique mais une défaillance physique. Unzue va dans ce sens. Valverde, 2 Liège à son actif, ne commettrait pas une telle erreur. Cessons de jeter la pierre sur celui qui est autant victime que coupable. Après tout, dans ce final, il a mis de coté ses espoirs personnels pour laisser Purito s'envoler à nouveau. Tout deux sont allés à l'encontre du plan initial. Ils ont joué, ils ont perdu, l'un comme l'autre. Que Minguez, selectionneur, Purito, coureur, ainsi que l'ensemble des suiveurs jettent la pierre uniquement sur Valverde, c'est beaucoup trop.
Sur ce, regardons devant désormais. 2013 n'est peut-être pas fini, et Valverde pourrait s'engager en Lombardie pour courir accompagné de Costa. Ensuite le temps des bilans et autres comptes rendus viendra. L'hiver sera long alors... Rendons-le agréable =)
Commenter cet article