La suite de l'interview, c'est maintenant.
Sa campagne de classiques printanières.
"Je ne suis pas déçu. Je savais que tôt ou tard mon corps n'en pourrait plus. Je n'étais pas heureux non plus, mais j'ai gagné deux fois à Liège et déjà fait un podium à l'Amstel. Je n'étais pas au niveau des années précédentes mais j'étais dans le groupe de tête. En 2013 j'y serai mais ce n'est pas un objectif prioritaire.
Cela n'a pas pour autant affecté mon moral (sa campagne 2012), lorsque vous connaissez les raisons... J'ai un un long pic de forme avec pas mal d'entraînement et sans pause. Si l'on ajoute tout le stress des derniers mois, c'était un véritable concours de circonstances. L'esprit ne voulaît pas se relacher, le corps si."
Novembre 2011, Novembre 2012...
"L'année dernier j'étais nerveux,anxieux de savoir comment mon corps allait réagir. En Australie pour la première course, on aurait dit un junior. Maintenant je suis tranquille, relax. Je sais que mon corps est prêt et 2013 sera une grande année."
La Movistar en 2013.
"Capecchi est un homme plein d'avenir mais qui compte déjà pour le présent, et du peu que je le connais, il s'adaptera vite au niveau humain. Smzyd, je me suis frotté plusieurs fois à lui et nous avons tous que c'est un gregario de luxe en montagne. Je ne connais pas Dowsett et Ospina, mais ils sont jeunes et ils compteront beaucoup !"
Le contre la montre...
"C'est ce qui me manque et je le sais. Durant la préparation je vais faire un travail gymnastique spécial. Il faut faire pas mal de kilomètres sur le vélo de contre-la-montre pour s'y sentir à l'aise. Nous avons opté pour un vélo plus petit et je n'ai pas encore récupéré toute les sensations."
Les sprints massifs.
"Si je les fait, c'est qu'il y a un intérêt, comme les maillots verts et blancs par exemple. Je savais que je pouvais les avoir, ils étaient à portée de main et que c'étais risqué. Avant j'étais jeune, impatient, et maintenant je cherche d'autres choses, surtout dans les virages. Je dois récupérer autant que possible, et éviter les chutes tout les jours. Ce ne pas une question de perte de pointe de vitesse, mais j'ai d'autres objectifs et l'âge vous fait avoir un peu plus de recul. Et quand vous jouez un peu plus du frein, c'est plus difficile de gagner."
Valverde 2.0
"Je pense être plus mature, les années passent et l'expérience s'accumule. Avant j'étais leader mais jeune aussi et c'était parfois difficile de donner des ordres aux collègues plus expérimentés comme Chente ou Arrieta. J'ai du jouer le rôle de quelqu'un d'autre, ce n'était pas facile d'être "au-dessus" des gens plus matures. Eusebio m'a accordé pas mal de confiance en me faisant participer et cela influe beaucoup."
Valverde et ses fans.
"On fait tout notre possible pour faire plaisir aux fans et je pense qu'on y arrive car que je vois le monde aux J.O, au Tour ou encore la Vuelta, le nombre était impressionnant. Personnellement, je me sens aimé par les gens, plus encore qu'avant la suspension. Parfois il est difficile de répondre à tout les gens qui me suivent aux départ ou aux arrivées. Ce n'est pas une question d'égo mais des fois, vous vous concentrez sur la course. J'aime signer des autographes mais il ne faut pas perdre du temps qui peut être mis a contribution pour se reposer. Je ne cours pas seulement pour moi mais aussi pour mes fans. En Australie, cette explosion de rage après un an et demi sans faire ce que je voulais, c'est arrivé a d'autres personnes et ils ont vu un Alejandro Valverde naturel, comme à la vraie vie, une personne normale, comme n'importe quelle autre qui rit, pleure, souffre et s'excite comme n'importe qu'elle autre."

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