Le Mondial approche à grands pas et il est temps pour nous de faire un tour d'horizon des adversaires d'Alejandro sur ce Mondial. Dimanche, le volet #2 de l'analyse consacré à Valverde + le parcours.
Donc aujourd'hui, premier volet de notre série Mondial. Qui seront les ennemis...?
Plusieurs angles d'attaque étaient envisageables pour décrire la variété des coureurs présents avec des ambitions sur le mondial. Un constat se dresse alors. Les forces en présence sont à géométrie variable. Forces collectives, forces individuelles. Véritables flèches au sprint, As du sprint, coureur de l'ombre, ils y seront tous.
Belgique, France, Espagne et Italie. Mastodontes du mondial.
Ces 4 nations qui ont marqué à tout jamais l'histoire du cyclisme se retrouvent sur ce Mondial avec un collectif plaisant, capable de peser sur la course du début jusqu'à la fin. Capable de gagner, avec un seul ou plusieurs coureurs d'ailleurs. C'est d'ailleurs sur ce point que divergent les 4 équipes.
La Belgique :

Elle comprend en son sein une doublette très efficace à savoir Gilbert-Van Avermaet. Mais dans l'ombre, efficace depuis le début saison, il y a aussi Bakelants. Si le duo collectionne les places d'honneur, il a péché dans son efficacité à grimper sur la plus haute marche. Guerre des égos, prise de décision difficile, la situation n'est pas aussi claire qu'en 2012...
La France : Collectif impressionnant de stabilité. La France est clairement une nation qui est sur la bonne voie. Effectif jeune, soudé, capable de tout. Elle n'a pas un seul grand et unique leader capable de s'imposer facilement, et c'est là que réside sa force.

Qu'il s'agisse de Voeckler 2e à Namur il y a peu, Barguil qui, outre ses échappées glorieuses a montré des réels talents de grimpeurs en première semaine espagnole ou même Pinot-Roux-Vichot, la triplette FDJ, ils sont tous suffisamment costaud pour intégrer un groupe de niveau intermédiaire et de s'imposer. Les français ont pour eux de sentir la course. Sorte de don dont jouit l'hexagone, ils seront là, et pèseront sur la course.
L'Italie :

Derrière le Squale, c'est clair et net. 8 hommes au service d'un seul, c'est l'évidence même de ce qui se produira dimanche.
En Toscane, les italiens joueront à domicile. La loyauté primera, et Nibali, porté par tout un peuple, se sentira pousser des ailes. Surtout après la saison qu'il vient de faire, remplis de bouquets et autres magnifiques levés de bras. Désigné favori, le Squale ne l'est pas tant au regard de sa condition "mystérieuse" (/!\ ne pas confondre avec une condition Hornérienne. Mystérieuse car impossible à définir), ainsi que de son profil, grimpeur certes, puncheur aussi, mais piètre sprinteur. Il devra finir seul.
Les puissances isolées.
Derrière ces groupements résident bon nombre de coureurs qui devront se débrouiller seuls. Le plus connu d'entre eux reste évidemment Sagan. Puncheur sprinteur par excellence, il est une nouvelle fois attendu au tournant. Il avait l'air costaud outre-atlantique mais pourrait payer une débauche d'énergie trop conséquente et un grain de folie qui ressemble d'avantage à une noix de coco. C'est génial pour le spectacle, mais cela ne paye pas toujours... Dan Martin peut aussi être rangé dans cette liste. Le vainqueur de Liège, qui est selon moi favori N°1, risque d'être embarrassé en cas de pépin ou de course de mouvement. Bien qu'ayant Nico Roche à ses côté, la course est beaucoup trop longue pour que cela soit suffisant. On peut classer Cancellara dans cette liste lui aussi. A ses côtés, il aura Albasini, loin d'être mauvais d'ailleurs. Mais, pour Martin comme pour Cancellara, ce manque d'équipiers ne devrait pas être un handicap, sauf situation particulière.
Enfin, parmi ces "puissances" on retrouve selon moi une poignée de coureurs capables d'un coup d'éclat. Avec un nom connu, mais sur qui nous n'aurions pas misé le moindre sou, comme ce fût le cas avec Kreuziger à l'Amstel. Citons Froome, Stybar, Horner, Kwiatkowski, Quintana, Boasson Hagen, Mollema ou encore TJ Slagter...

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