Enfin le premier jour de repos ! Des étapes escarpées de corse aux longues lignes droites de Nice en passant par le souvenir Henri Desgranges au sommet du Col de Pailhères, ce Tour joue pour l'instant largement en notre faveur. Voici donc un petit bilan de la performance générale de la Bala.
Enfin un vrai coureur de Tour.
Présent, que dis-je, omniprésent. Voila comment on pourrait qualifier l'attitude d'Alejandro lors des étapes sans intérêt. Et c'est avec une certaine joie que l'on peut le dire, tout haut tout fort : Valverde n'est pas tombé, n'a pas perdu de temps, contrairement à ses adversaires ! C'est une nouvelle face qu'i se découvre (enfin) chez lui, capable d'une rigueur sans nom pour rester au avants-postes et éviter tout risque. De quoi se mettre dans les meilleures conditions pour la suite.
Enfin au Top.
Si il manquait à Alejandro une référence, quelque chose de grand, ce n'est plus le cas. La performance individuelle (et collective mais on y reviendra) est de très haute volée. Face aux cadors de 2013, Valverde ne rougit pas. Ou alors, de colère, et prend alors la course à son compte comme sur l'étape de dimanche où on l'a vu tenter une embardée tactiquement idéale sur les pentes du 2e col de la journée. Valverde ose, tente, fais rouler, contrôle, élimine avec brio. C'est Richie Porte qui le dit :
"C’était une étape incroyable. Il faut vraiment saluer Valverde. Il a attaqué si loin de l’arrivée et il fallait une bonne paire de c… pour oser."
Résultat, une 2e place au général. Difficile à dire s'il pourra faire mieux, garder sa position, ou aussi se faire détrôner. Une chose est sûre, cette année, la Bala, c'est du costaud...
La Movistar, quelle équipe !
Eusebio Unzue peut être fier, la Movistar va remporter haut la main le classement par équipe. Costa, Quintana et Valverde forment un trio très compétent qui ne sera pas délogé, on peut en être certain. Mais il ne faut pas oublier "les autres" ceux qui ont travaillé de façon magnifique et qui ont su se salir pour faire briller les leaders. Qu'ils s'agisse de Castroviejo, Plaza ou encore Amador, leur niveau est impressionnant et on en attendait pas moins d'eux. Valverde peut s'en féliciter et cet atout lui sera utile jusqu'au bout.
Quelle suite ?
Alors oui, on aurait tous signé pour un tel scénario il y a 9 jours de cela. Mais maintenant, que peut-il bien se passer ? Tout, clairement. le meilleur des scénario nous emmènerait en jaune à Paris, avec une défaillance de Froome suite à un long travail de sape. Sauf qu'il faut aussi regarder derrière, et se rendre compte que les écarts ne sont pas si grands. Bizarrement, ce ne sont pas ceux qu'on attendait qui répondent présent et vice versa. Ainsi, il faut saluer la performance du duo Mollema-Ten Dam, mais aussi d'un Roman Kreuziger qui semble être bien plus fort que son patron Contador. Les grands absents, ceux que l'on désignait comme ennemis de Valverde, ce sont Evans (+4min36), Talansky (+9min35) Porte (+18min30) ou encore Van Garderen (+35min).
Le prochain virage à négocier sera le contre-la-montre individuel, et à ce jeu, je vous laisse le soin de pronostiquer la performance de Valverde. Toujours second ? Envisageable. Attention pour autant car de bons rouleurs rôdent...
Merci a Clément d'assurer un peu l'intérim. Des obligations personnelles m'empêchent de tenir le blog à jour comme je le souhaiterais...

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