Si sur le papier, Alejandro a réalisé son meilleur Tour de France, cette performance n'amène pas une joie immense, du coté du staff, du coureur ou même des fans. Saveur aigre-douce, cette Grande Boucle sera difficile à digérer. Valverde n'était pas vraiment Valverde. Souffrant, incapable de tenir la moindre accélération, loin derrière Izaguirre en chrono. Un 80% de Valverde si l'on peut s'exprimer ainsi.
Si près, mais pourtant si loin
Quelque chose cloche. Si nous pouvons légitimement être déçus du résultat (l'objectif était de faire 3e, le contexte du double abandon Froome-Contador...), nous ne pouvons pas être déçus d'Alejandro. Nuance importante. L'homme s'est montré grand, fier, orgueilleux, et ce du premier au dernier jour. Jamais il n'a rendu les armes, même dans les pires moments. C'est un exemple à suivre pour toute personne ayant déjà posé ses fesses sur un vélo.
Un grain de sable dans l'engrenage
Retour au sujet principal. Que s'est-il passé ? Qu'a t-il pu arriver au Valverde qui croquait un par un ses adversaires sur la première partie de saison 2014 ? Le Valverde de ce Tour de France a sombré. Une fois Chamrousse passé, la Bala n'a cessé de décliner. Le problème, c'est qu'on ne décline pas comme ça. Il y a forcément une raison. L'objectif va maintenant être de trouver ce problème, et d'y remédier. Clément dans l'article précédent mentionnait une absence totale de plaisir pour Valverde. Si je suis d'accord sur ce point, je pense que le manque de plaisir à lui seuil ne justifie pas le manque de performance. C'est un réel problème qui se pose aujourd'hui. Valverde est moins bon que d'accoutumée, et cette fois-ci, il n'y a pas une raison évidente qui se dégage, comme ce fût le cas par le passé (trop de courses, chutes, maladies).
Valverde finit à une année lumière d'un coureur contre qui il luttait il y a moins d'un an sur les routes de la Vuelta. Le déclin ? Je ne pense pas. Pas si vite. Souvenez-vous qu'il y a 1 mois il dominait son monde aux championnats nationaux. Souvenez vous qu'il avait dompté Pinot aisément sur le chrono de Markina (Tour du Pays Basque) en étant malade. Souvenez vous qu'à Avranches sur le chrono du Tour 2013, il avait repoussé Péraud, sur un parcours au relief semblable. Le Valverde de ce Tour n'est pas celui que nous avons pu connaître jusqu'alors.
Et maintenant ?
Le problème, c'est que la saison de Valverde ne se termine pas en juillet. L'horizon s'écrit maintenant en espagnol, puisque la suite de la saison passera par la classica San Sebastian, la Vuelta et le mondial, à Ponferrada. Mais à quel Alejandro aurons nous à faire ? Dans la tête, pas sûr que Valverde soit au mieux après ce Tour. Objectif raté (rare pour être souligné), manque de niveau, manque de fraîcheur (ce qui est paradoxal compte tenu de sa préparation allégée). Nous aurons une meilleure idée de ce qui se passe actuellement dans les mois à venir. Quoiqu'il en soit, nous serons toujours derrière lui. C'est une certitude.
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