Si la fin de Tour de Valverde ne s'est pas fini de la meilleure des façons qu'il soit, on peut espérer que l'après Tour et donc San Sebastian amorce une fin de saison de très haut niveau, couronnée du plus beau des maillots, celui de champion du monde.
San Sebastian, c'est quoi ?
On connaît tous le parcours, Jaizkibel etc... Et bien non ! Cette année, le parcours a été corsé en son final et convient sur le papier d'avantage à un Purito. Sauf que Purito a été pas mal émoussé de son Tour malgré ses journées passés à l'arrière. Pas encore au top, le puncheur de la Katusha ne sera clairement pas assez dominateur pour se détacher comme il sait le faire d'habitude. Et comme ne sait faire que ça... La course est de suite beaucoup plus ouverte.
Les adversaires du jour
Beaucoup sont émoussés du Tour, mais on retrouve certains petits malins passés entre les mailles du filet. Mon adversaire n°1, c'est Dan Martin. Celui est selon-moi le meilleur puncheur au monde derrière Valverde n'est pas allé sur les routes du Tour après son abandon du Giro. Il est donc "de retour" et même s'il n'a couru que le Tour d'Autriche (où il n'a pas été dominateur), il compense par une fraîcheur que beaucoup peuvent lui envier.
Pour le reste, on retrouve Bardet et Mollema, tous les deux sortis du Tour. Si le Français a été présent de A à Z, le coureur de la Belkin peut quant à lui s'estimer heureux d'avoir été protégé en début de Tour, car ses performances étaient clairement inférieures à celles de son collègue, Ten Dam. Philippe Gilbert aurait pu et dû être un adversaire de poids, en enchaînant Tour de Wallonie et San Sebastian, mais le Belge a préféré passer par la hôpital, victime de fièvre importante. Pas la meilleure des préparations pour une classiques donc.
Sont à ne pas sous-estimer : Wellens, Stybar, Meersman, Dillier, auteurs d'un bon Tour de Wallonie, mais aussi Van Avermaet, Gallopin, Voeckler, Albasini/Gerrans, Sagan,Gautier qui ont tous su tirer leur épingle du jeu dans le Tour, même si certains n'ont pas gagné. (N'est-ce pas le cas de Valverde, après tout !)
Valverde, top ou flop ?
Si on le pense fatigué, il ne faut tout de même pas oublier qu'il est avant tout coureur de classiques et qu'il jouit cette année d'un excellent ratio sur les courses WT, n'ayant jamais fait pire que 4e (2e Pais Vasco, 4e Amstel, 1er FW, 2e Liège, 4e Tour de France). Il a visiblement tourné le dos au Tour, très rapidement comme nous l'a indiqué Clément dans l'article précédent. Le parcours lui convient et tous les scénarios lui sont accessibles avec de final. Capable de l'emporter seul, en duo-trio ou même en peloton réduit, le murcian sera une fois de plus difficile à décramponner. Alors... Venga !

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