C'est à peine concevable. Giro et Tour dans les jambes : n'importe quel coureur accuserait le coup mais non, Alejandro continue son chemin en direction de Rio. Un chemin qui passe par la Clasica San Sebastian. Quand on l'attend, il répond présent...et quand on ne l'attend pas, il répond présent quand même ! De quoi être optimiste.
La Clasica, des adversaires plus forts, plus frais ?
Adam Yates s'est imposé l'an passé. Il est plus que jamais favori à sa propre succession après son impressionnant Tour de France. De nombreux coureurs qui ont marqué la Grande Boucle seront d'ailleurs présents au Pays Basque. Le duo Porte-Van Avermaet, Dan Martin, Joaquim Rodriguez pour ne citer qu'eux.
On retrouve aussi des coureurs qui reviennent sur le devant de la scène avant cette dernière partie de saison. Steven Kruijswijk, Diego Ulissi, Simon Yates.
Enfin, une nuée de prétendants aux formes variables est annoncée. Bauke Mollema, Warren Barguil, Tony Gallopin, des hommes qui ne sont pas dans la forme de leur vie pour des raisons différentes mais qui ne peuvent pas être écartés.
Après un petit tour d'horizon, on se rend compte que l'état de fraicheur de Valverde, potentiellement émoussé au vu de ses efforts sur le Giro et le Tour, ne serait pas si handicapant que cela, finalement. Il y a des hommes plus frais certes, mais d'autres plus entamés, aussi. Au jeu du leadership, certains se sacrifieront pour leurs leaders respectifs. Et puis, Valverde semblait encore relativement en forme en dernière semaine de Tour.
Le scénario, la clé ?
L'an passé, Van Avermaet était le plus fort avant l'imbroglio impliquant (ENCORE) une moto d'organisation. C'est Yates qui a su en profiter pour s'imposer en solitaire, Philippe Gilbert réglant le sprint des favoris, Valverde 3e.
Sur le talent, les capacités physiques pures, Valverde peut très bien figurer à nouveau dans le groupe pour un accessit. Sur le talent aussi, difficile de l'imaginer se faire battre par 10 autres coureurs au sprint.
Un nouvel élément est à prendre en compte : la modification du final, avec une dernière côte différente des éditions précédentes et surtout un petit peu plus de km entre son sommet et la ligne d'arrivée. Sans que le final soit bouleversé pour autant, ces modifications favoriseront tout de même les scénarios d'arrivées groupées pour un sprint en petit comité.
Dans ces conditions, difficile de se priver d'une nouvelle place de choix. Pour une journée de course, aussi longue soit-elle, le jeu en vaut la chandelle. Un bon baromètre pour les Jeux Olympiques.

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