En cette période de creux, je vous propose de nous projeter dès à présent sur la prochaine course d'Alejandro, le Tour de Suisse, avec deux semaines d'avance (9 au 17 juin)
9 : c'est à la fois le nombre d'étapes de ce Tour de Suisse et la position au classement général d'Alejandro lors de sa seule participation à l'épreuve jusqu'alors, en 2012.
Alors que le Dauphiné s'achève le 10 juin, le Tour de Suisse se termine une semaine plus tard, le 17. Au vu de la date tardive du départ du Tour (7 juillet) Unzue a décidé d'aligner ses 3 leaders ensemble en Suisse pour ne pas les laisser sans compétition ou presque pendant près d'1 mois.
Chaque équipe aligne seulement 7 coureurs ce qui fera seulement 4 équipiers pour le trio Quintana-Landa-Valverde. Un avant-goût intéressant du Tour où le trio pourra compter sur 5 équipiers, et non 6 comme sur les précédentes éditions.
Le parcours
La course commence par un chrono par équipe de 18km, vallonné dans sa 1ere partie. S'ensuivront 3 étapes qui seront à la fois ni plates, ni décisives pour le général :
-le dimanche, un circuit en boucle usant, relativement accidenté, attend les coureurs.
-le lundi, la 3e étape sera nettement vallonnée dans sa dernière partie. Une arrivée en petit comité est probable.
-le mardi, le peloton entamera son 1er col, qui reste toutefois roulant.
Les choses sérieuses commenceront le mercredi sur la 5e étape, avec 3 ascensions dont une arrivée finale, roulante toutefois (13km à 4,8%).
Le lendemain se disputera l'étape reine avec 2 grands cols alpestres (le col de la Furka et celui du Klausen), hors catégorie, pour un dénivelé total d'étape de 3300 mètres. L'arrivée est cependant jugée 66km après le sommet du second col.
Le vendredi, le peloton affrontera une 2e arrivée au sommet, plus coriace que la première, qui constituera la dernière occasion (la plus efficace ?) pour les grimpeurs de faire la différence.
Après une étape pour sprinters le samedi, se disputera le dernier jour un chrono individuel de 34km, assez plat.
In fine, il s'agit d'un parcours exigeant et usant (une seule étape en ligne plate en 9 jours de course), mais où il me semble compliqué pour les purs grimpeurs de provoquer de grands écarts capables de distancer sérieusement les rouleurs-grimpeurs, à moins d'une réelle offensive sur l'étape reine le jeudi loin de l'arrivée. Même si le trio de leaders de la Movistar est imposant, et même si la startlist complète n'est pas encore connue, Porte me semble être un favori si ce n'est l'homme à battre.
Ayons aussi à l'esprit que le Tour de Suisse a souri, toutes ces dernières années, à des coureurs non-favoris du Tour de France :
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