Mise à jour 2 août : Alejandro ne s'alignera finalement pas sur la San Sebastian contrairement à ce qui était initialement prévu. Il privilégie le repos après le Tour et est en vacances.
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La San Sebastian, c'est déjà dans 4 jours !
La dernière participation d'Alejandro remonte à il y a deux ans (puisqu'il était blessé l'an passé). Il avait terminé sur le podium, en franchissant la ligne avec Gallopin (2e), plusieurs secondes après le passage en solitaire de Mollema qui était parti dans la descente. Les commentaires postés ici après la course évoquent la frustration d' "une course qu'on a l'impression d'avoir déjà vu des dizaines de fois : Valverde sans équipiers, personne veut rouler derrière un coureur qui a 5 secondes d'avance, et on joue juste le podium" (Max), l'énervement contre "ce Purito qui fait encore perdre Valverde" (Girsstar), ce "Purito [qui] prefère voir gagner n'importe qui plutot qu'Alejandro. Triste bonhomme" (Otxoaj), tandis que Bernard jugeait que "ça se gagne dans les descentes maintenant", ajoutant que "la course "confirme quand même que les hommes en forme en fin de Tour le sont aussi encore maintenant, même si Mollema avait fléchi et si Gallopin n'était pas bien". De mon côté je tentais de me rassurer en écrivant qu' "il vaut mieux une victoire aux JO qu'à la San Sebastian" puisque le grand sujet du moment était les JO, une semaine après...
Qu'écrira-t-on samedi en fin d'après-midi ? Pas besoin d'attendre samedi pour dire qu'il vaut mieux une victoire au Mondial qu'à la San Sebastian. Alejandro insiste bien dans ses itw pour dire que le Mondial est son grand rendez-vous de la 2e partie de saison. On ne pourra donc juger sa 2e partie de saison (et même sa saison) qu'au soir du Mondial (et même de la Lombardie). Il n'empêche, sa dynamique aurait bien besoin d'une relance, après avoir manqué la victoire sur les ardennaises et avoir vécu un Tour sans réussite. En cela, la San Sebastian est une belle occasion de relancer la machine, lui qui a l'habitude d'y briller : 3e en 2016, 3e en 2015, 1er en 2014, 2e en 2013, 26e pour son année difficile en 2012, 1er en 2008 lors de sa dernière participation avant sa suspension, 3e en 2007...
Comme l'an dernier, le parcours se termine par l'ascension du Murgil Tontorra, dont le sommet est à 16km du but (2.5 km à 9 % de moyenne, avec des passages allant jusqu'à 22 %) puis par sa descente (cliquez ici pour voir le tracé).
Parmi les rivaux, une quinzaine d'hommes se dégagent : Alaphilippe, Wellens, A.Yates, les Izagirre, Roglic, Van Avermaet, Uran, Zakarin, Matthews, Mollema, Bernal, Lopez, Gesink.
Une question importante : quel rôle jouera Landa ? Sera-t-il fair play en renvoyant l'ascenseur à Alejandro après que celui-ci se soit sacrifié sur le Tour ? L'an dernier, il s'était déjà sacrifié alors qu'il avait de bonnes jambes, au profit de son ex-coéquipier Kwiatkowski (vainqueur au sprint devant Gallopin et Mollema, toujours présents décidément). Son rôle pourrait être important pour Alejandro, lui qui souffre souvent d'être isolé dans le final des courses d'un jour.
Autre question, plus fondamentale : Alejandro aura-t-il d'assez bonnes jambes ? Montrera-t-il l'explosivité qu'on lui connaît ? En 2016 on s'inquiétait déjà d'un "Valverde [qui] semble moins explosif et plus endurant qu'avant, en atteste le sprint perdu face à Gallopin" (Max, avis conforté par Bernard), une crainte qui revient périodiquement parmi nous, supporters de la Bala. L'année suivante, il surclassait les autres puncheurs du peloton en réalisant le doublé Flèche - Liège. Alors, s'il arrive qu'Alejandro n'a pas les jambes suffisantes samedi, ne crions pas trop vite au pessimisme pour Innsbruck, dans deux mois. Et s'il lève les bras, savourons, sans penser trop vite au lendemain.
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