A l'occasion du second jour de repos de cette Vuelta, Alejandro s'est exprimé ce matin devant les médias.
"C'est vrai qu'hier j'ai perdu un peu de temps, mais si hier n'a effectivement pas été ma meilleure journée, celle de dimanche a été phénoménale. A l'exception de Roglic, sur les étapes de montagne des coureurs différents ont perdu du temps à chaque fois. Cela veut dire que nous sommes à des niveaux très similaires. Je suis très motivé pour cette dernière partie de Vuelta. L'équipe est en bonne condition, Nairo se remet et nous sommes motivés pour affronter ces jours qui restent.
Il reste assez de Vuelta pour que tout puisse encore se passer : que le leader connaisse une défaillance, que nous perdions plus de temps ou que nous en reprenions. La 3e semaine, nous l'avons déjà vu, peut faire des ravages sur n'importe qui. Nous aspirons encore à tout. Nous sommes réalistes : Roglic est à un très, très bon niveau. Mais nous l'avons aussi vu craquer par le passé, et pas plus tard qu'hier, sur la deuxième attaque de López à La Cubilla, nous l'avons vu perdre un peu le contact. Cela étant, il a l'air encore très frais pour le moment. Nous devons essayer. S'il arrive que nous ne puissions pas viser autre chose que le podium, nous viserons celui-ci. Mon palmarès est déjà très bon, surtout sur la Vuelta, mais un podium serait une très belle récompense si nous ne pouvons pas nous battre pour la victoire.
"Peut-être que la 20e étape ne paraît pas avoir de grands cols, mais ce sera bel et bien très exigeant, de même que la 18e. De façon générale, par rapport à cette dernière semaine, il faut tout évaluer dans son ensemble : le profil des étapes, le vent et son influence... Il n'y a pas besoin d'avoir de la haute montagne pour que des écarts se produisent".
"Je ne crains pas une défaillance comme celle de l'an dernier [contexte : il était interrogé sur le sujet]. Ca peut arriver, mais en avoir peur est le meilleur moyen que ça se produise. On doit rester optimiste, se battre et éviter de penser qu'il peut se passer la même chose qu'en 2018. D'autant que ça peut aussi arriver à des rivaux...Je suis en bonne condition, peut-être un peu loin du leader, mais les autres rivaux ont cédé du temps certains jours et ne sont pas si près".
"Je n'arrête pas de me surprendre : j'ai 39 ans et je continue d'être là, comme sur ma deuxième Vuelta, en 2003, sur laquelle j'avais lutté pour le podium et terminé 3e. Je continue de me battre, d'attaquer, parfois de gagner du temps, parfois d'en céder...mais la motivation reste intact. Je suis ainsi : donner le maximum de spectacle possible et faire profiter le public. Les gens me soutiennent énormément et je les remercie tous pour leur gentillesse".

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