Alejandro a donné plusieurs interviews ces dernières semaines. Morceaux choisis de ses différentes déclarations :
Sur le Tour des Flandres (dhnet.be)
"Vous voulez vous lancer sur le Tour des Flandres, c’est le dernier grand défi de votre carrière ?
-C’est un très beau défi. C’est une très belle course à laquelle j’ai voulu participer plusieurs fois mais pour différentes raisons ça ne s’est pas fait. Cette année [Ndlr : en 2019], avec ce maillot de champion du monde, ce serait vraiment sympa pour moi et pour les fans qui viennent sur le Tour des Flandres. C’est une belle course et je veux qu’ils profitent."
Comment faire pour que cette année vous soyez au départ ?
-Je vais ajuster mon calendrier pour pouvoir y être.
C’est une course différente de celles où on a l’habitude de vous voir briller. Comment l’imaginez-vous ?
-C’est une course qu’il faut connaître, c’est sûr. Que je sois au départ ne veut pas dire que je vais gagner. C’est très difficile d’y obtenir la victoire. Il y a des coureurs qui ont beaucoup d’expérience, qui sont très forts sur ce type de courses. Je veux faire de mon mieux, sans la pression de la victoire."
En 2018, Vincenzo Nibali s’y est essayé…
-C’est un coureur très complet, qui aime ce genre de courses et je ne suis pas surpris par ce qu’il y a fait. Je savais qu’il serait bon. C’est une inspiration."
Son analyse sur son niveau sur les ardennaises en 2018 (dhnet.be)
"Après ma blessure, j’ai commencé à m’entraîner dur à partir de la mi-septembre et je n'ai pas arrêté jusqu'à la fin avril. Au moment des classiques ardennaises, j’étais donc déjà un peu diminué car j’avais déjà connu un premier pic de forme. Malgré ça, j’ai fait 5e sur l’Amstel, 2e à la Flèche, et à Liège j’étais dans le coup jusqu’au bout. Je n’étais pas à mon meilleur, mais j’étais bien."
Sur sa blessure de l'an dernier (Eurosport)
"Il s’agissait déjà de me soigner, de pouvoir redevenir un coureur professionnel, et puis j’avais évidemment le Mondial à l’esprit. C’était une blessure assez grave. J’ai pensé que je ne reviendrais pas à la compétition. Mais l’opération s’est bien passée. Je m’étais aussi fracturé l’astragale, ce qui était aussi une blessure sérieuse… Mais j’ai fait beaucoup de sacrifices. On m’a très bien soigné, j’ai reçu énormément de soutien, notamment de ma famille. J’ai avancé au quotidien, surmonté les moments difficiles avec patience. Tu ne peux pas être pressé. Si tu veux faire les choses rapidement, tu recules au lieu d’avancer. C’est comme ça que j’ai pu arriver là où j’en suis aujourd’hui."
Ses sensations en arc-en-ciel (Eurosport)
"Comment on se sent avec le maillot de champion du monde ?
-Grand. Je suis enthousiaste de le porter pendant toute l’année qui vient. Où que j’aille, quelle que soit la course, c’est un bonheur et je veux en profiter. À l’entraînement aussi : à chaque fois que je le mets, c’est un sentiment de fierté."
Les implications qui incombent à un champion du monde (Eurosport)
"Le maillot arc-en-ciel distingue le meilleur coureur du monde. Il faut bien se comporter, faire des sacrifices qui n’étaient pas forcément présents avant. Je participe à plus d’événements de représentation et je m’en réjouis. Même si je préfère pédaler !"
Sa carrière jusque-là (Eurosport)
"Qu’est-ce qui vous rend le plus fier dans votre palmarès ?
-Je suis fier de l’ensemble de ma carrière, je pense qu’elle est très belle. J’ai 122 victoires. Chacune a sa valeur particulière. J’ai fini sur le podium des trois grands tours, j’ai aussi gagné des étapes sur chacun."
Que voulez-vous encore faire dans le cyclisme ?
-Profiter ! Et viendra ce qui viendra".

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